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L’atelier de poterie

Présentation

L’atelier de poterie « Autour des arbres » est localisé dans le Gard Provençal à deux pas d’Avignon. Construit à partir de matériaux naturels de construction et de récupération (Briques, enduit à la chaux, bois, papier de riz, bambou, terre cuite) cet atelier est un grand espace de sérénité propice à l’inspiration.
La majorité des pots sont fait à l’aide d’un tour, il est placé face à une grande ouverture plein sud tournée vers le jardin de bonsaï qui influence l’activité quotidienne de l’atelier. Une pièce isolée est spécialement dédiée aux fours, à la préparation de la terre et à l’émaillage.

Vue de l'atelier de poterie

Atelier « Autour des arbres » côté sud

Vue de l'atelier nord

Atelier « Autour des arbres » côté nord

Quelle terre ?

Pour fabriquer des objets en céramique, il faut évidement de la l’argile, c’est le premier choix important pour tout le processus de fabrication. Cette argile une fois cuite à haute température (environ 1250°C) doit s’accorder parfaitement avec les arbres, et représenter la sensibilité du potier. Il est apparu très vite que l’utilisation d’une terre vendue par des grossistes et prête à l’emploi ne pourrait pas nous convenir. Le choix de fabriquer nous même la terre à partir de différentes matières premières s’est donc imposé, c’est maintenant ce que nous faisons systématiquement.

Nous souhaitons que le grès utilisé pour nos pots à bonsaï soient d’un joli brun qui nous rappelle l’humus des forêts et surtout que ce soit un grès légèrement satiné qui accroche la lumière. Il est bien sûr indispensable que ce grès soit ingélif. Même les pots émaillées profiteront d’un grès de cette qualité.

Pour la fabrication de cette terre, la première étape est le pétrissage, il se fait avec un gros malaxeur dans lequel on place toutes les matières premières entrant dans la composition, ce qui représente un poids de 200 kilos. Les différents composants sont malaxés jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. La terre est alors sortie du malaxeur, conditionnée en boules d’une dizaine de kilogrammes et stockée ainsi pendant un minimum de 2 mois pour la phase d’affinage.

La terre est ensuite passée dans une boudineuse (extrudeuse) pour produire des pain de terre calibrés et débarrassés des bulles d’air. La dernière opération avant le tournage est manuelle, elle consiste à battre la terre sur une table (banc à battre) pour donner à la terre plus de plasticité.

Le tournage peut alors commencer !

C’est l’attention donnée à toutes ces étapes invisibles pour le client final qui permet d’augmenter la qualité de nos produits.

Le pari est pris que les amateurs de bonsaï seront sensibles à cette démarche de qualité qui a forcément un impact sur le prix de vente puisqu’il représente un temps supplémentaire dans la fabrication du pot.

vue_tournage

tournage d’une motte de terre

Quel style ?

Nous sommes en permanence à la recherche de l’équilibre entre la créativité et la simplicité. Pour nous il est clair que le pot doit mettre en valeur l’arbre sans jamais lui voler la vedette. La part pour la créativité et l’innovation est toujours présente, le champ d’expérimentation est très large mais nous gardons toujours la place principale à l’arbre.

Un point sur lequel nous nous concentrons particulièrement est le niveau de finition qui doit être le plus haut possible. Les différentes recherches menées le sont également pour trouver des techniques permettant d’améliorer encore ce niveau de finition. Notre idée est de fabriquer des pots avec une patine qui nos fasse penser à un pot ancien bien qu’il sorte tout juste du four, cela permettra un meilleur accord avec les bonsaï pour lesquels nous essayons tant de développer le mochicomi.

Tous nos pots de forme ronde, ovale et octogonale sont fabriqué au tour, la variété de ces formes et des finitions permet de s’adapter aux différents caractères d’arbres.

Quelles finitions ?

Les finitions proposées soit en terre brute comme les terres mêlées soit en terre émaillée comme les écorces, antiques, craquelés, gris ou beiges doivent respecter l’équilibre entre créativité et simplicité. L’ensemble des couvertes proposées sont le fruit de recherches qui sont faites régulièrement dans notre atelier. Ces couvertes peuvent être des engobes ou des émaux et doivent toujours s’accorder avec le grès dont est composé le pot. Les recherches s’intéressent aussi bien à la composition chimique qu’à la façon de les appliquer sur le pot.

Pour certains pots aucune couverte n’est utilisée, la terre brute est alors travaillée pour être la plus lumineuse possible, certaines variations de couleurs sont parfois visibles (finition terres mêlées) et correspondent à des grès de couleurs différentes qui sont mélangés. L’harmonie résulte de l’équilibre entre la maîtrise des mélanges et leurs transformations aléatoires pendant le tournage.

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Finition émaillé gris

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Finition émaillé gris craquelé

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Finition écorce

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Finition émaillé gris craquelé

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Finition terres mêlées

Musique et inspiration

Il y a quelques années au cours d’une émission de radio, le physicien français Georges Charpak (prix Nobel de physique en 1992) expliquait qu’un jour nous pourrions peut être écouter parler des hommes préhistoriques. En effet il racontait que les sons modifient la structure de l’argile et qu’une fois la terre cuite, cette structure est conservée à tout jamais. Il espérait donc qu’on invente la machine qui permette à partir de la structure de la terre de reconstituer des sons, et donc ceux des personnes qui façonnaient la terre avant de la faire cuire.

Si dans quelques milliers d’années un archéologue trouve un tesson d’un pot produit dans notre atelier, et que la machine imaginée par Georges Charpak a été inventée, les hommes du moment pourront entendre de nombreuses musiques qui participent à l’atmosphère et à l’inspiration de l’atelier.

Une liste non exhaustive permet de savoir quelles musiques se trouvent dans les pots en attendant la belle machine à remonter dans les sons :
Bien sûr les suites pour violoncelle seul de J.S. Bach sont indispensables, mais aussi Jan Garbarek surtout s’il est en compagnie du Hiliard ensemble ou de Anouar Brahem et son oud magique. Lisa Gerrard, Camille, J.L. Murat, Agnès Obel et la regrettée Amy WineHouse sont également présents dans un bon nombre de pots.
Il doit y avoir aussi de nombreuses bêtises mais nous laisserons les archéologues des futurs millénaires en dresser la liste …

Pot_erable
olivier_catalan

Olivier millénaire en Catalogne

Responsabilité environnementale

Toute production nécessite des ressources et de l’énergie, ce n’est pas sans conséquences sur notre environnement et le monde vivant. Notre responsabilité est d’utiliser ces ressources et cette énergie pour produire des objets de la meilleure qualité possible tant au niveau esthétique que technique tout en générant un minimum de déchets.

L’humanité fabrique des objets en céramique depuis des milliers d’années, c’est un marqueur du niveau d’évolution des sociétés humaines. C’est dans la continuité de cette tradition ancestrale que nous évoluons en développant des modes de fabrication minimisant l’impact sur l’environnement.

Dans notre atelier, les déchets de terre sont toujours revalorisés. Il faut garder à l’esprit qu’elle est le fruit d’un long processus de transformation et que tout déchet de terre généré lors de la fabrication des pots (même les déchets minimes comme la barbotine issue du tournage) doit être recyclée.

La cuisson des pots se fait dans des fours électrique, une attention particulière est accordée à son optimisation. Une cuisson avec un four à moité plein ne sera jamais tolérée.

Les émaux utilisés peuvent contenir des éléments chimiques qui ne doivent pas être rejetés dans la nature par l’intermédiaire des eaux usées. C’est pour cela que toutes les eaux de rinçage des outils après émaillage sont récupérées et évaporées. Les résidus après séchage sont vitrifiés pour être stabilisés.

Notre responsabilité environnementale c’est également portée sur la fabrication de l’atelier. Les matériaux utilisés sont très majoritairement naturel ou de récupération. Les murs sont en briques recouvertes d’un enduit de chaux, l’isolation de la toiture est réalisée avec des panneaux de chambres froides déclassés, les fenêtres viennent d’une école primaire, l’évier vient lui de la déchetterie …

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